mercredi, 06 février 2008

Des chiffres et des lettres ...

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©Oui, oui, la photo est de moi, et ce sont bien des chiens de prairie ...

 

"a quelle altitude vie un chien de prairie"

Voilà l'unique phrase, qui à travers un moteur de recherche, aurait conduit à ce blog en ce début de mois ...

 

Les statistiques du blog n'indiquent ni le moteur, ni le point d'atterrissage, c'est dommage. C'est probablement le mot "vie" qui aura guidé jusque là un inconnu curieux des chiens de prairie.

On voit là la difficulté à construire un algorithme de recherche et les limites des moteurs. Tous le problème est d'extraire le sens d'une phrase, d'indexer sur ce sens et enfin de faire une recherche sur ce sens. Tout ceci souligne la faiblesse des mots, qui tout comme les chiffres, n'ont qu'une signification très limitée pris isolément.

 

Ces considérations me permettent d'en venir à ce qui me titille depuis hier soir et dont j'ai envie de parler ici.

C dans l'air est une émission quotidienne de débat sur des questions de politique et de société de France 5 que je regarde assez régulièrement. Elle est en général animée par Yves CALVI, un journaliste honnête dont l'opinion transparait, mais qui anime avec rigueur et respect des débats contradictoires parfois animés entre ses invités.

Je n'en dirai pas autant de son remplaçant occasionnel qui allie stupidité dans ses questions et rigueur intellectuelle douteuse en ce qu'il repose inlassablement la même question aux invités tant qu'il n'a pas la réponse qu'il attend. Et quand on lui fait remarquer que la réponse a déjà été donné, il se pose, avec un certain mépris pour les invités, en porte parole du peuple téléspectateur, ce qu'il n'est assurément pas. Ce mec devrait être viré. Là je ne comprend pas CALVI.

Mais là n'est pas l'essentiel de ce qui m'interpelle. L'objet de mon ire, car c'est bien de cela dont il s'agit, par le fait, est l'un des invités réguliers de CALVI. Selon la nature des sujets traités, il y a un petit groupe de personnalités qui reviennent avec une certaine régularité. Ils sont de bords et de tendances diverses, assurant ainsi un équilibre certain dans l'expression des analyses et des opinions. Le bon vieux balancement cher à Science-Po, mais qui en matière de journalisme et d'information analysée a tout son sens.

Parmi ces invités réguliers, donc, il en est un dont je ne comprends toujours pas la présence sur le plateau de CALVI. Il s'agit du gangster intellectuel Jacque Marseille. Ce type est d'une malhonnêteté intellectuelle rare. Et j'en reviens à l'introduction de ce billet, la spécialité de cette crapule universitaire, et oui, il est un de mes collègues, est donc de sortir des chiffres et des études de leur contexte pour étayer des positions qui ne relèvent pas de l'analyse, ni de la compréhension des phénomènes, mais du dogmatisme le plus pure. Un dogmatisme opposé à celui de Staline, mais identique dans sa forme et son expression. Pour un universitaire, ce type de comportement est grave.

En effet, présenté comme tel, il est d'amblé, pour le téléspectateur peu averti, crédité d'une aura et d'une autorité intellectuelle. Comme ce n'est pas un imbécile, il tient des propos parfois simplistes, mais qui semblent relever du bon sens, étayés par des chiffres très parlant et parfaitement illustratifs du propos. Sauf que ... Sauf que dans tous les cas, les données chiffrées sont extraites d'études qui n'ont aucun, ou qu'un lointain rapport avec le propos illustré, qu'il établit des comparaisons, notamment entre pays, mais hors contexte, et sur des données brutes sans significations directes, dès lors qu'elles sont extraites de leurs conditions d'environnements.

Quelques exemples.

Une des obsessions de ce stalinien de droite, c'est le niveau de la dépense publique. L'opinion en tant que telle peut se discuter, mais est parfaitement légitime et respectable. Le problème économique, aujourd'hui en France, n'est pas le niveau de la dépense, qui est une question de choix politique, mais le déséquilibre du budget de fonctionnement, qui lui reporte indument les dépenses d'aujourd'hui sur les contribuables de demain.

Et bien le malhonnête Jacques Marseille va dénoncer le niveau de la dépense en mélangeant les torchons et les serviettes (Choix politiques, et dysfonctionnement de l'état). Il dira la France a (j'ignore les chiffres exactes) 48 % de prélèvements obligatoires (impôts plus charges sociales) l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie 42%, et de vilipender la France. Sauf que, la France à une dépense militaire que n'ont ni l'Allemagne ni l'Italie et qui est au service de l'Europe. Sauf que dans la part du PIB des Anglais consacrée aux dépenses de santés, une partie significative relève de l'assurance privée (et n'apparait donc pas comme un prélèvement obligatoire), avec comme conséquence une forte disparité dans l'accès au soins, et tous ça pour une dépense de santé globalement comparable à celle de la France, et sauf qu'en France, tous le monde a accès au soins et aux soins lourds en particulier. Il rend ce pourcentage de prélèvement responsable de nos supposées difficultés économiques sans expliquer en quoi nous avons des difficultés économiques ni en quoi c'est le niveau des prélèvements qui est en cause. Tout cela, bien sûr, en omettant de citer des pays comme la Suède qui avec un taux de prélèvements supérieur à 50 % se porte, économiquement, comme un charme ...

En clair, il part d'un vrai problème, le déficit budgétaire chronique en l'occurrence, pour dire ensuite des choses de nature politique mais qui n'ont rien à voir avec le problème en question, en étayant son propos par des données dont il déforme la signification. Moi, j'appelle cela de l'escroquerie.

Il n'est pas une intervention de ce scélérat où je ne relève pas une manipulation des chiffres de cette nature. Et donc, la présence itérative de cette vermine universitaire sur le plateau de CALVI est pour moi un véritable mystère.

 

La communication est parfois difficile, voir hasardeuse, de part l'imprécision des mots. On peut jouer de leur ambigüité, je le fais, souvent ici, dans une sorte de jeux intellectuel, avec les lecteurs qui veulent s'y prêter.

Mais certains, comme cet ignoble Jacques Marseille, utilisent sciemment l'imperfection de notre système langagier pour orienter de façon fallacieuse l'opinion de leur concitoyens, préférant la manipulation intellectuelle à la démonstration argumentée.

 

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©Internet

 

Commentaires

C'est pas des marmottes sur ta photo là haut ?

Une petite pensée pour notre ami Rebelle qui aimait citer Jacques Marseille sur le blog de DSK pour dénoncer le "socialisme" français.

C dans l'air est une bonne émission mais comme tu le dis certains intervenants sont un peu limites.

Ecrit par : Pablo | mercredi, 06 février 2008

la télé vomit des maux
la télé vomit des mages

de la poussiere sur mes souliers
je n'avais pas de t'es laid

Ecrit par : Buzz l'eclair | jeudi, 07 février 2008

Non, ce ne sont pas des marmottes, Pablo, mais bien des chiens de prairie, photographiés au Canada. Mais comme les lemmings des contrées septentrionales, ce sont des animaux qui ressemblent effectivement à nos marmottes. ;-)

Pour C dans l'air, il y a des intervenants dont je ne partage pas les analyses, mais dont les exposés sont honnêtes et correctement argumenté.

Marseille est vraiment un cas à part.

La télé, Buzz, c'est comme internet (et plein d'autres choses d'ailleurs), en usé avec modération est plutôt bon. Mais je t'accorde que le tri y est difficile ... :-))

Ecrit par : Quidam LAMBDA | jeudi, 07 février 2008

Quidam ne savais-tu pas que la sardine a bouché le port de Marseille!
Il dois être de droite, traditionnelle!
C'est une autre galéjade ;o))
Je vois que l'on regarde les même émissions.
J'aime bien aussi l'émission de Paul Amar sur France 5

Ecrit par : den | jeudi, 07 février 2008

En l'occurrence Den, j'ai le sentiment que pour le Marseille en question, c'est le cerveaux qu'a atteint la sardine ... ;-))

Ecrit par : Quidam LAMBDA | vendredi, 08 février 2008

Bien envoyé :-)

Ecrit par : catherine | vendredi, 08 février 2008

note très interessante
tu devrais quand même faire attention aux mots que tu emploies pour qualifier le gus, cet ignoble+ nom du type =diffamation , le malhonnête+nom du type=diffamation, et tu en as un paquet comme ça,
tu pourrais réécrire peut-être ,
cela n'enlèverait rien à ton propos
excuses cette intrusion
(je viens de chez bougre..)

Ecrit par : if 6 | dimanche, 10 février 2008

Bonjour If 6, c'est bien parce que les qualificatifs dont j'use à propos du personnage ne passeraient pas sur un forum avec modérateur, que je m'en donne à cœur joie sur mon blog. J'ai d'ailleurs laissé un commentaire plus mesuré sur le forum de France 5.

Diffamer, c'est dire une chose fausse sur quelqu'un dans l'intention de lui nuire. Ce que je dis ici je le démontre. Ce n'est donc pas de la diffamation. Ça, c'est pour le qualificatif de malhonnête qui s'entend dans mon propos comme qualifiant l'attitude intellectuelle du gus.

Pour les qualificatifs d'ignoble, de vermine, de gangster, de scélérat, à la rigueur, cela pourrait être qualifié d'injure. Ceci dit, l'homme intervient régulièrement, et avec une outrance que j'estime incompatible avec le statut d'universitaire que je partage avec lui, sur les plateaux télévisés. Dès lors, emmètre à son encontre une opinion argumentée, certes avec quelque verve, en jouant de la richesse de la langue française, est à mon avis tout à fait plaidable.

Donc, j'attends le bonhomme de pied ferme, si d'aventure il visitait mon blog et s'offusque juridiquement de son contenu ...

Peut-être es-tu juriste, If 6 ? En tous cas merci de ton passage qui n'est en rien une intrusion. Par définition, un Blog est un espace ouvert sur le large ... :-)

Ecrit par : Quidam LAMBDA | dimanche, 10 février 2008

écoute tu fais ce que tu veux bien entendu, mais un blog est un espace public et ce qui est gênant ce sont les qualificatifs que tu ajoutes, et non la teneur de ton propos que tu estimes fondé, ces qualificatifs rendent tes propos diffamatoires , et non pas seulement injurieux,
car tu en rajoutes ce qui prend l'allure d'un reglement de comptes personnels, imagine que ce type fasse la même chose visàvis de toi, qu'en penserais-tu?
mais bon , vraiment je ne vais pas m'étendre sur le propos
je passais juste par là. :)

Ecrit par : if6 | dimanche, 10 février 2008

Je pense que nous n'avons pas la même acceptation du mot diffamatoire, If6. Et vérification faite, il est possible que ce soit toi qui ait raison:

Diffamer : Porter atteinte à l'honneur, la réputation de quelqu'un par des paroles ou des écrits.

Mais cet homme se déshonore lui-même par sa pratique intellectuelle. On ne peut donc porter atteinte à l'honneur d'un homme s'est lui-même enlever son honneur, et qui donc n'en à plus ... ;-)

Quant à sa réputation, il suffit d'une petite recherche gogol sur son nom, pour vérifier que je n'y rajoute qu'une toute petite couche dans le sens qui est déjà le plus répandu. Encore que moi, je ne vise pas son positionnement politique, mais la démarche intellectuelle prosélyte qui est la sienne. :-)

Mais bon, tout ceci est surtout risible ... :-))

Et pour que ce Monsieur fasse la même chose à mon propos, il faudrait qu'il y ait matière à. Personnellement, j'essaie de rester rigoureux dans le raisonnement.

Mais merci pour cet échange, et je comprend tout à fait que les termes dont j'ai usé puissent déranger. Sans doute les ai-je choisi en parti pour cela. C'est mon coté outrancier et provocateur. ;-))

Ecrit par : Quidam LAMBDA | dimanche, 10 février 2008

j'aime bien la provoc moi aussi, rien de tel pour faire un peu bouger les gens? :) bonne soirée @+

Ecrit par : if6 | dimanche, 10 février 2008

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