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samedi, 08 septembre 2007

Typhon de l'âme.

 

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Les lendemains de tempêtes laissent un gout étrange. Ouragan de l’esprit, comme cyclones des tropiques, ravagent, épargnent, blessent. Et l’on survit parmi un paysage ravagé. Meurtris, sonnés, certains restent là. Vivants, mais vides. Avec seulement des tourbillons de questions, d’interrogations. D’autres se retrouvent plein d’une force renouvelée.

Survivre à un typhon de l’âme, après avoir eu la sensation d’être aspiré vers des fonds sans fin par un tourbillon puissant, peut pousser à explorer d’autres sphères. On y découvre que les tourments de l’âme sont nombreux. Celle-ci, semble avoir tout pour être heureuse, expression consacrée pour gens bien comme il faut. Pourtant à bien y lire, derrière des textes légers, ou d’autres plus explicites, transparaît le ressenti plus ou moins douloureux des inadéquations entre rêves et vécu. Celle-là est plongée dans des affres dont seule l’expression est affiché, sans que rien ne transparaissent des convulsions de leur genèse.

Grandir est douloureux. L’intelligence est douloureuse. Imperfection de la machine neurobiochimique qui nous anime. Perversité de la vie envers ses exhalaisons que nous sommes. Nous frôlons souvent les flammes de l’enfer. Enfin, certains d’entre nous.

 

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L’actualité, de ce mois de septembre 2007, fait de la foi et de la souffrance humaine, à travers les religieuses que furent et que sont Mère Teresa et Sœur Emmanuelle, un des sujets du moment. Je l’ai déjà écrit, je suis un athée quasi intégriste, en ce sens que je hais le fait religieux pour ce qu’il est un outil politique d’asservissement. En revanche, j’ai une profonde admiration pour ces gens qui ont su associer l’action à leur compassion.

Je perçois la foi, en ce qu’elle est une croyance, en ce qu’elle se satisfait d’un inexplicable, comme une faiblesse de l’esprit. Je ne doute pas que mes amis ayant la foi, j’en ai, voient dans mon incrédulité, la même faiblesse de l’esprit. Incapacité à croire, incapacité à ne pas accepter l’absence de réponse, ne sont-elle pas finalement deux manifestations d’un même processus mental, deux réponses en apparence divergentes mettant en jeux les mêmes circuits synaptiques.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt, et parfois un certain amusement, que je suis les débats actuels relatifs au doute et à la foi.

 

Je viens d'effleurer deux sujets dont on peut se demander pourquoi je les aborde ensemble. Tout simplement parce qu’ils ont un point commun. La souffrance de l’être. La foi est une des réponses à la souffrance. Elle ne me convient assurément pas. Elle semble valide pour certains.

L’essentiel, s’il y en a un, c’est de trouver dans les chemins de la vie, celui qui permet de trouver des rivages plus doux à l’âme et au cœur. Et peu importent ses contours et ses méandres.

 

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Commentaires

La foi peut elle être une réponse au doute ?

Quant aux faits religieux, au delà des structures humaines (tel que l'Eglise) qui les encadrent et dont je me méfie, je me questionne parfois sur l'existence d'un dieu et surtout sur ce que peut être l'au-delà...

Et ça me fait penser à quelques anecdotes ici ou là de mes proches, qui laissent un doute...

Ecrit par : Pablo | jeudi, 13 septembre 2007

Je ne pense pas que la foi soit une réponse au doute, Pablo. C'est l'acceptation d'une explication divine à l'existence, ou la constatation de quelque chose que la raison ne sait pas encore expliquer.

Pour ce qui est de l'existence d'hypothétiques dieux, singulier ou pluriels, j'y ai pour ma part répondu depuis déjà quelque temps, et ma réponse est définitivement non. L'idée d'un âme éternelle est plaisante à l'esprit, rassurante fasse à l'inéluctable de la mort. Mais dans la dimension où nous évoluons, elle me semble tout aussi illusoire.

Cependant je serais assez curieux de voir ce que la physique nous réserve. Car en théorie, ce qui est parcourue dans un sens, peut l'être dans l'autre. Et donc le parcours du temps, en théorie, devrait pouvoir se faire à rebours. Et là, ce trouve peut-être une clef d'éternité ... en théorie ... :-))

Ecrit par : Quidam LAMBDA | vendredi, 14 septembre 2007

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