mardi, 12 juin 2007

Les êtres, ces étranges choses ...

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© Enki BILAL

 

Un blog est un lieu à la fois intime et public. C’est un lieu qui peut se montrer périlleux. On s’y retranche derrière un certain anonymat, plus ou moins solide. Il arrive que l'on s'y brule un peu les ailes. Le sens d'un mot, d'une phrase, peut y être multiple, concerner celui qui écrit, autant que celui qui lit.

C’est un endroit que l’on ouvre vers ceux avec qui l’on partage. Mais parfois y viennent de drôles d’oiseaux. Pas ces vautours vertueux qui œuvrent au cycle de la vie. Mais des humains, qui venant là se repaitre avant d’aller régurgiter ailleurs ce que leurs estomacs cérébraux peinent à digérer, qui font par là parfois douter de ce qu’être humain signifie. C’est le risque de l’exercice.

Alors, devant l’impudeur de l’autre, on se dit qu’il faut soi-même avoir plus de pudeur, ne pas trop livrer de soi. Magie des temps modernes, quelques clicks et les électrons se réorganisent, quelques millions de cristaux de magnétite se réarrangent quelque part, et l’expression de la pensée d’un être se transforme et change de direction.

La pensée de l'autre peut parfois interloquer. Elle peut même être totalement incompréhensible. Il n'en reste pas moins, me semble-t-il, qu'elle doive être respectée. Cela ne semble pas évident pour tout le monde. A tout le moins, la notion de respect, la sensibilité à l'autre, ne sont pas identiques pour tous. Le poids et la force des mots changent selon les contextes, les lieux, les circonstances. Quand on blesse l'autre, il convient, me semble-t-il, de s'interroger d'abord soi-même sur ce qui fait que l'on a blessé l'autre. Mais il est vrai, qu'il est plus facile, en ces circonstances, de constater que si l'on a blessé l'autre, c'est que ce con l'a bien voulu, en s'exposant.

Est pauvre celui qui veut bien l'être, n'est-ce pas ce que pense une majorité de gens chez nous ...

Je ne fermerai bien sur pas mon blog. Ceux qui y viennent, le font aussi à leurs risques. Les écrits d'un blog sont les flashs d'un instant. Ils sont le reflet ponctuel d'une âme, son expression d'un instant. Ils ne sont pas la réalité, mais une réalité, parmi toutes celles que chacun perçois, l'image fruit d'un miroir plus ou moins déformant.

Avant de s'aventurer dans l'intimité de quelqu'un, quand bien même il en livre une part, si on le connait, il est prudent de prendre une certaine hauteur. Ce n'est pas à la portée de tous. Là est mon risque, je l'assume ...

 

 

 

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© Enki BILAL

 

 

Commentaires

Bonjour, je ne comprends pas du tout ta démarche.
Tu publie sur internet et de manière publique ton intime, tes pensées (plus ou moins joyeuses). Jusqu'à c'est le principe même du blog. Tu étales en place publique ta vie intime : il faut s'attendre à des opinions divérgentes. Je ne comprends pas bien : faut-il que ton blog publique soit privé (légère contradiction) ? Tu te fais passer pour un philosophe éclairé mais tu ne respecte pas les opinions divergentes ? Tu es plein de contradictions, peut être serait-il préférable de ne laisser accès à ton blog qu'aux personnes que tu juge digne d'interêt (le cercle Cyp, Den, Cath et Pablo).
Quelle utilité de rendre ton intime publique si tu ne peux pas faire face aux conséquences que cela entraine (toujours). Une grosse remise en question est peut être nécessaire.
Tu semble un peu perdu dans la complexité des tes idées. C'est domage que tu ferme ton blog, tu semble avoir vraiment besoin d'exprimer le fond de tes pensées ...

@+ sur ton blog si tu comprends ce que cela implique.

Ecrit par : Ethan25 | mardi, 12 juin 2007

Salut Ethan25,

En premier lieu, je ne prétends pas à faire de la philosophie. Je livre tous juste quel éléments d'interrogation personnelle.

Offrir des parts de soi, des parts cachées en temps ordinaire, c'est aussi proposé à la réflexion du lecteur, en même temps qu'à moi-même des pistes pour la compréhension de l'humain.

Il y a certes une forme d'impudeur à cet exercice. S'il est vrai qu'un peu d'astuce permet assez facilement de percer un pseudonyme, respecter l'autre, faire montre soi-même de pudeur vis à vis de l'autre, c'est aussi ne pas dévoiler son pseudonyme quand on l'a identifié ...

J'avais dans un premier temps effacé ton commentaire. J'ai compris hier beaucoup de choses, c'est pourquoi, après avoir fait évoluer le texte du billet, je l'ai remis en ligne et pourquoi j'y répond.

Tu sembles savoir qui je suis, si moi j'ignore qui tu es ...

A+ sur mon blog, tu y es bien venu, si tu ne crains pas trop les brulures ...

Ecrit par : Quidam LAMBDA | jeudi, 14 juin 2007

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