lundi, 14 août 2006

La vie qui n'existe pas ...

 

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La ville qui n'existait pas

de

P. CHRISTIN et E. BILAL

Dargaud Editeur. © 1977 - dépôt légal Juin 1982

 

Paulo est en train de descendre les marches. Il va rencontrer son pote Freddy. Puis la cité s’estompe et Paulo entend une voie de plus en plus forte prononcer son prénom.

 

Et là, c’est le dur retour au monde réel.

 

 

La vie est ainsi faite, que l’on a parfois la sensation de vivre dans un temps suspendu. Qui ne s’est interrogé sur le sens de la vie, sur ce qu’il fait ici. Rien de bien originale dans ce questionnement. Non. Seulement un vécu. La vie est en générale une succession d’instant de bonheur et d’instant moins facile. Elle peut aussi parfois voir sa substance s’évaporer et flotter ainsi dans les limbes de la conscience et de l’imaginaire. Et les filaments qui la relient au réel peuvent sembler parfois si fin qu’ils en deviennent pratiquement invisibles, imperceptibles.

 

Et pourtant, immuable dans ce présent de notre univers, les secondes s’égrainent, semblables à elles-mêmes, les unes après les autres. Chacune peut être l’espoir d’enfin se réveiller d’un ailleurs irréel.

 

« Heureux est le simple d’esprit ». Que n’a–t-on entendu ce dicton. Et quelle force il lui arrive de prendre par moment. La simplicité des perceptions, la simplicité des sensations, la simplicité de la vie, quel mirage lointain cela peut parfois sembler.

 

Un sourire, une caresse, un regard, et la vie brille de mille feux. Et puis l’instant d’après, le sourire s’estompe, la caresse disparaît, le regard se tourne. La lumière décline alors pour se fondre dans une brume ne laissant entrevoir que de vagues lueurs de temps à autres. Une brume paraissant sans fin, portant en elle une sensation de définitif.

 

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19:00 Publié dans Émotion | Lien permanent | Envoyer cette note