jeudi, 03 août 2006
L'Absurde
" … C’est alors que tout ce précipita. Il n’avait rien vu venir, rien compris. Plus d’un an s’était écoulé maintenant. Pourtant en la voyant ce jour là, il eu la sensation ...
Depuis, il survivait. Attendant. Mais attendant quoi. Une force puissante semblait l’aspirer vers le néant. La peur avait disparue, l’angoisse aussi. Seule restait la souffrance. Une souffrance pure, brute, sans fioriture. Une souffrance nature pour ainsi dire. De celles d’où peu naître une force étrange. Mais aussi de celles qui peuvent conduire au plus profond du non-être.
Un fil ténu le retenait encore. Ce fil, mince, à la fois fragile, mais aussi porteur d’une certaine force avait le visage d’une gentille demoiselle. Pour elle, il ne pouvait pas encore disparaître. Le jour viendrait, où prenant son envol elle le libèrerait. Pour elle, il retenait les larmes, qui par moment, par bouffée pointaient au coin de ses yeux.
Ses yeux continuaient à voir, la misère du monde, le soleil de la vie. Ses gestes se poursuivaient, toujours acteur. Mais c’était ceux d’un automate. Un pied devant l’autre, le matin, le soir, vers l’absurde. …"
19:00 Publié dans Émotion | Lien permanent | Envoyer cette note

