mardi, 27 juin 2006

Histoires de Famille ...

Couverture Quidam.jpg

 

Quel que soit le métier en direction du public exercé, mais plus encore dans les métiers de la santé ou du droit, que l'on soit juge, médecin ou avocat, il ne faut pas oublier que la matière sur laquelle on travail est avant tout de l'humain.

Derrière le fait, le symptôme, l'acte, la maladie, il y a un individu avec son histoire, ses joies et ses souffrances.

Dans l'exercice de nos professions, il ne faut pas oublier non plus que nos propres filtres d'interprétation sont le résultat de nos expériences passées, de nos propres souffrances, en un mot, de notre propre histoire.

Toute mesure est fonction du système de référence adopté. Prenons par exemple la mesure du temps. Dans un système newtonien, le temps est considéré comme un flux constant dont l'écoulement est mesurable de façon reproductible. Considérons notre cerveau, pour lui, la référence naturelle du temps sera sa durée de vie. Dès lors, pour un enfant de huit ans, une année égale un huitième de vie, pour un individu de quarante ans, ce sera un quarantième de vie. En d'autres termes, le concept du temps tel qu’appréhendé par un cerveau est un concept relatif.

C'est en étant conscient de cette relativité des choses que nous serons le mieux à même d'exercer nos métiers.

 

Ce petit fascicule raconte une histoire personnelle comme il en existe des millions d'autres. Dure, peut-être même violente à certains égards, elle n'est cependant ni exceptionnelle, ni banale. Elle est, simplement. La vie, les actes, les choix de celui, de ceux qui l'ont vécue en sont tributaires. En ce sens, elle ne peut être ignorée.

 

L’histoire raconte des faits réels. Par contre la narration est une projection imaginaire dans un futur d’une trentaine d’années. Elle met en scène de façon fictive deux des protagonistes. De même, les scènes du Tribunal de Grande Instance, qui elles sont sensées avoir lieu à l’heure actuelle, ne sont pas réelles et ne respectent pas d’ailleurs la procédure, puisqu’en effet, le narrateur ne peut être seul sans avocat. Il se trouve que la réalité a rejoint le peu de fiction de cette histoire. En effet, alors que lors de l’écriture des scènes la justice n’avait pas encore été sollicitée, le narrateur a été entre temps assigné au Tribunal de Grande Instance par son père…

 

Histoire_Dong_-_Edition_PDF.pdf

 

Dos Quidam.jpg

Commentaires

Bonjour Quidam,
J'aime bien.
A plus.

Ecrit par : rebelle | mardi, 27 juin 2006

Salut Quidam ! J'ai presque terminer ton "histoire de famille", il me reste quelques pages... J'ai bcp aimé !
C'est "marrant" cette façon de diagnostiquer ton père...
Ca m'a bcp plu sincérement...

Ecrit par : Pablo | lundi, 09 octobre 2006

Je l'ai enfin terminer. Je me rend compte que le mot marrant n'est pas vraiment approprié. Mais si je l'ai mis entre parenthèse c'était pour bien montrer que je ne lui donnait pas le sens de l'humour. Je n'ai peut être pas encore de recul pour voir ce liens que tu fais entre diagnostic médical et responsabilité juridique ou morale.
Je me répète mais c'est un beau texte.
A très bientôt

Ecrit par : Pablo | lundi, 09 octobre 2006

Ah, Pablo, ce mot "marrant", je l’utilise aussi souvent comme tu l’as fait là, et je me reprends en général aussi sec pour utilisé le mot "remarquable" à la place.

Quand tu prends conscience de la complexité et de la fragilité du fonctionnement d’un cerveau tu t’aperçois qu’il est impossible de juger des gens. La seule chose que l’on puisse faire, c’est juger les actes accomplis.

Aujourd’hui, je suis totalement opposé à toute forme de condamnation à caractère punitif. Cela relève soit de la vengeance, soit du dressage. Pour moi, la prison est à bannir. Cela étant, je ne prône pas de laisser des criminels en liberté. Il faudrait simplement accepter le coût de structures isolant ces personnes de la société, tout en leur offrant des conditions de vie dignes et décentes avec les soins appropriés.

La prison est indécente et indigne d’une société civilisée.

Ecrit par : Quidam | lundi, 09 octobre 2006

Salut Quidam !

Je n'ai jamais trop compris comment certains pouvaient croire à l'hyper-responsabilité individuelle, comme si l'homme n'était qu'un être rationnel capable à tout instant de faire des choix. L'homme étant un être social, l'individu étant inclu dans une collectivité faites de semblables, comment peut-on tout résumer à l'individu et donc d'une certaine façon l'exclure du groupe, au noms de groupe (la norme du groupe) ?

La question que je voudrai te poser, c'est si ce n'est pas réducteur de penser un comportement humain "déviant" par rapport au fonctionnement de son cerveaux ? Est-ce que tout se réduit à la complexité du cerveau ? C'est dur à admettre ! lol

En attendant, tu m'as donné envie de lire Eloge de la fuite, d'Henri Labourit. (je suis jamais trop sur de l'orthographe).

Sinon, je trouve que le mythe de la prison est belle une hypocrisie. On écarte un individu déviant de la communauté au noms du principe de responsabilité, mais on ne s'interresse pas sur ce qu'il adviendra de l'individu dans le long terme. C'est aussi un débat politique... comme la peine de mort.

A+

Ecrit par : Pablo | mardi, 10 octobre 2006

Je comprends que réduire l’humain au fonctionnement de son cerveau soit dérangeant. C’est le biologiste, doublé de l’informaticien qui parle par ma bouche. Et pour moi, au vue de mes connaissances et des expériences que j’ai lues, cette double approche suffit amplement à expliquer l’humain. Un cerveau est une super structure câblée logique et cybernétique. A contrario, en informatique, on obtient des résultats remarquables avec seulement des esquisses de structures imitant les câblages des neurones.

Et Dieu dans tout ça ? Pour moi c’est tout simplement une imposture. Je suis athée de chez athée comme dirait l’autre. Deux mystères demeurent pour moi, le passage de l’inanimé à la vie et la notion d’infini. Mais mon incapacité à imaginer une réponse, ne me fait pas me tourner vers du divin.

Cela dit, imaginer une autre dimension pour la vie, je ne l’exclue pas, cela peut rassurer. J’ai bien aimé l’approche de Bernard Werber avec les Thanatonautes et ses bouquins suivants, mais mes connaissances en biologie et sur les psychotropes en particulier ne me poussent guère dans ces directions.

Ecrit par : Quidam | mardi, 10 octobre 2006

J'ai entendu parler du livre de Bernard Werber. La façon dont tu lies le fonctionnment du cervau et l'informatique me fait penser à un livre de sciences fiction que je te conseille : "Destination vide" de Frank Herbert. Peut être l'a tu déjà lu !? Pour résumer l'histoire, dans un vaisseau spatial à la dérive en plein milieu du système solaire, 4 atronotes doivent créer une intelligence artificielle pour piloter le vaisseau. Je rentre pas dans le détail c'est assez complexe, mais les dialogues portent bcp sur l'aspect scientifique de la conscience. Il y a en gros 3 scientifiques et un aumonier en quelqu sorte, à dialoguer voir se disputer sur la notion de conscience etc.

Ecrit par : Pablo | mardi, 10 octobre 2006

J'ai lu les Thanatonautes je trouve que la fin dérive en quelques sortes vers des images mystiques ..Je suis très athée aussi , je ne trouve aucun réconfort dans l'imagination d'un dieu quelconque je préfère de loin le néant :-)

Ecrit par : catherine | mercredi, 11 octobre 2006

Je ne suis pas contre l'idée d'une vie sous diverses formes. Quelque part l'idée de ne pas disparaitre mais de changer de forme peut être séduisante et calmer certaines angoisses. Nul besoin de dieux pour cela. Ceci dit, ma culture scientifique m’invite à la circonspection, mais dans les deux sens. Ni affirmation, ni exclusion, on verra le moment venu. Je lis les écrits Werber comme des hypothèses distrayantes.

Ecrit par : Quidam | mercredi, 11 octobre 2006

mais n'est ce pas ce qu'on dit en chimie "rien ne disparait tout se transforme?"
enfin moi je n'y connais absolument rien ce qui me fait dire qu'il n'y a pas que Minimiel qui se distrait et s'instruit en même temps ;-)

Ecrit par : catherine | mercredi, 11 octobre 2006

C'est plutôt en physique que l’on dit ça. Matière et énergie sont deux formes d’une même chose. On peut passer de l’état matière à l’état énergie et inversement. Il n’y a jamais disparition, seulement transformation. Mais la physique ne s’est pas encore prononcer sur la nature de la vie. Cela reste un des grands mystères de la science. Et c’est ce qui permet d’alimenter encore de nos jours les déistes de tous poils.

Ecrit par : Quidam | jeudi, 12 octobre 2006

Ecrire un commentaire