dimanche, 11 mai 2008
Printemps d'Été ...




L'âme bucolique vagabonde. Sous le doux soleil de printemps, entre fleurs et fruits en devenir, d'un instant quiet contemplatif, comme l'oiseau, elle se suffit à elle-même.


Oubliant un temps sur le bord du chemin, ce qu'à l'être est peut-être inutile.


Quelle chose vraiment étrange que la vie ...

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samedi, 10 mai 2008
La Case ...
J'ai retrouvé mes filles, ma maison.
En six semaines, le presque hiver que j'ai laissé derrière moi s'est mué en un presque été. Alors, retour à la case départ ?
Je ne regrette assurément pas mon voyage en Nouvelle-Calédonie. Je suis parti avec des questions, mais pas en quête. Enfin, je ne pense pas. Les réponses à mes questions je les ai, au moin en partie. Ce ne sont certes pas des certitudes. Mais bon, il y a quand même moyen de faire avec.
La Nouvelle-Calédonie est-elle la terre d'un possible, oui. Ce possible serait-il une panacée, non. Serait-il facile, non. Serait-il source de paix, peut-être. Mais non pas en tant que tel, seulement par ce qu'il autoriserait, c'est à dire un confort financier et un voilier.
Je reviens avec le sentiment que la Comté, c'est bien chez moi. Et je ne suis pas sûr du tout d'avoir envie d'en partir. J'ai même en ce moment plutôt la sensation d'avoir envie d'aller carrément habité du coté de ma ville d'enfance, dans les montagnes de ma Comté.
Ce n'est bien sûr pas une conclusion de mon voyage. Ce n'est qu'une étape, sur un chemin. Celui de l'âme ...
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mardi, 15 avril 2008
Dans l'air moite ...
"L’air est moite. Il monte des marches. Le bâtiment est bizarre. Il progresse maintenant dans un couloir sombre aux peintures délavées, écaillées par endroit. Un peu plus loin, une lumière, en provenance d’une vitre haute, une salle, des voix. Faut-il les rejoindre, les fuir. Ça ressemble à un vieil hôpital, très dégradé.
Puis il débouche dans un espace vallonné, une sorte de lande herbeuse. Rien n’est plat. Mais il y a des avions. Des avions à hélices. Les carlingues sont en toile de tente. Il trouve l’avion qu’il doit prendre. Le pilote est à coté, sur l’herbe. En fait, l’avion n’est pas monté, il est encore tout replié. Enfin, la carlingue, est repliée. Le reste de l’avion, les ailes et les deux moteurs à hélices sont métalliques et en position normale. Le pilote explique que tout va bien, qu’en dix minutes, la carlingue sera prête.
Enfin, c’est le décollage. L’avion monte vite dans le ciel. Mais il a oublié d’attacher sa ceinture. Et par une bizarrerie de la physique, au lieu d’être plaqué au siège par l’accélération, il se retrouve à flotter comme en apesanteur au dessus de son siège. S’excusant auprès du pilote et de l’hôtesse, il est juste derrière eux, il rattrape sa ceinture et la boucle. En fait, la physique a repris ses droits. Le terrain vallonné et ondulé, initialement horizontal est maintenant en pente. Simplement l’avion décolle en descendant selon une pente plus faible que celle de la montagne dont il décolle. Un peu en avant, le terrain se relève un peu. L’avion fonce sur le promontoire. Pas de problème informe le pilote, on va rouler sur le promontoire et après ce sera le vide, on pourra voler sans difficultés. Effectivement, quelques secondes plus tard, on sent les roues toucher le sol, puis laissant la falaise derrière lui, l’avion pique en avant dans le vide pour accélérer enfin sous l’effet de son propre poids et enfin avoir au niveau des ailes la portance nécessaire au vol de l’avion.
L’avion est maintenant bien en vol. Il marche le long du couloir de la carlingue en toile de tente et débouche dans un grand appartement. Plusieurs centaines de mètres carrés. Plus de la moitié des dizaines de pièces sont ouvertes, du moins sans fenêtres ni baies vitrées. Les murs montent à mis hauteur, simplement, comme des balcons. Les autres pièces sont normales. C’est une réunion. L’appartement est à sa disposition et à celle de sa famille pour la durée de la réunion. Il fait le tour des lieux. Après avoir traversé plusieurs pièces balcons, il arrive vers le groupe sud de pièces fermées. Il entre. Surpris, il y trouve la sœur de sa femme.
« Ho, excuse-moi, je croyais disposer de l’étage.
- Oui, mais on est trop nombreux, alors ils m’ont mise ici. »
Il repart et parcours les pièces dans l’autre sens. Il aperçoit ses filles qui en occupent chacune deux ou trois. Puis suivant un couloir, il entend des sanglots. Il avance, doucement. Il arrive à la porte d’une pièce. Il l’aperçoit. C’est sa femme qui sanglote. Ils sont séparés depuis plus de deux ans maintenant. Elle est en train de lire une lettre. En le voyant, elle a rentré la lettre dans un tiroir. Mais il a reconnu sa propre écriture. C’est la lettre qu’il lui a envoyé il y a quelques jours. « Pourquoi pleures-tu » lui demande-t-il, avec douceur. « Elle est gentille cette lettre. Ce n’est pas une lettre de souffrance, elle est paisible. Alors pourquoi ces sanglots ? ».
Elle a repris la lettre dans ses mains. Ils sont assis cote à cote, sur la banquette de la vedette. Il est aux commandes du bateau. La mer, d’abord calme, devient de plus en plus forte. L’inquiétude le gagne. Le bateau avance dans des creux de plus de dix mètres. Il lui dit qu’il faut faire demi-tour, retourner au port. Mais elle insiste, il faut continuer, avancer droit devant, c’est là qu’il faut aller. Les vagues continuent de grossir, vingt, trente mètres maintenant. Le bateau grimpe et descend des collines d’eau gigantesques. Il n’y a pas de déferlantes. Il est angoissé, mais elle lui dit qu’il n’est pas possible de faire demi-tour."
L’air est moite. Il est trempé de sueur. Il a arrêté la clim au début de la nuit. Il la remet. Et malgré le bruit, il se rendort, dans l’air un peu rafraichit …
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samedi, 29 mars 2008
Drôle de Démocratie ...

Une petite dernière avant mon départ ...
Peut-être y aura-t-il des billets, pendant mon séjour en Nouvelle-Calédonie. Je ne sais pas, cela dépendra de ce que j'aurai envie d'écrire. Par contre, je pense raconter mon voyage, plus ou moins au fil du temps. Ce sera là : Nouvelle-Calédonie.
Je quitte mon chez moi demain après-midi. Mais je passe par Caen, pour une conférence des doyens des facultés de pharmacie, puis Paris où je prendrai l'avion jeudi 3 avril en fin de journée.

Le rapport avec le titre ? J'y viens. Je ne vais pas faire de long développements. Faut que je finisse mes bagages et que je fasse un peu de ménage. Je ne vais pas laisser la maison en boxon à ma fille. Donc, voici un mèl que je viens d'envoyer à l'ensemble de mes collègues de ma petite faculté à l'occasion des élections universitaires.
"Cher(e)s collègues,
Jamais deux sans trois, dit-on :-) …
Tous le monde aura constaté l’absence de réponse des candidats aux élections des conseils de l’université interpelés, à la question déontologique de gouvernance que j’ai soulevée.
Pour rester dans les domaines de la déontologie, de la morale et de l’éthique (avec un h :-)) en matière de gouvernance, je pense que le courrier à nous adressé par le doyen de notre faculté et le président de la CME* du CHU avec entête faisant référence à ces deux instances, et qui motive ce troisième mèl, est encore un exemple flagrant d’absence de déontologie, de morale et d’éthique en matière de gouvernance de ces gens.
Même Sarkozy, n’a pas osé dire aux français quel devait être leur choix pour les dernières élections. Pour Giscard qui s’y était risqué en 1978, la facture fut douloureuse en 1981.
Lors de la réunion-débat organisée par les candidats des listes « Pour une université attractive et rayonnante » et à laquelle ont participé les candidats des listes « Ensemble pour l’université de Franche-Comté » mardi dernier dans notre faculté, j’ai entendu le président de la CME dire publiquement, je cite « Je hais les élections, car elles divisent. Les élections c’est la division. »
Les actes et les propos accomplis ou tenus par ces gens sont indignes des responsabilités qu’ils occupent.
Je pense qu’il faut donc faire barrage aux gens, et donc aux listes, dont ils se réclament puisque les candidats de ces listes se sont refusés à prendre position sur les questions de déontologie, de morale et d’éthique en matière de gouvernance.
Il est des silences qui en disent long, que ce soit sur le courage politique, où sur l’absence de conscience de la gravité des actes accomplis, des comportements ou des propos tenus.
Chacun d’entre nous est maintenant face à lui-même et à sa conscience, à son sens de l’éthique, à son sens de la morale dans l’action publique. De là, le choix pour le prochain scrutin universitaire devrait couler de source.
Candidat à rien, pour l’heure, je ne soutiens aucune liste et ne préconise aucune liste. En revanche au nom de la déontologie, de la morale et de l’éthique en matière de gouvernance, j’appelle à VOTER CONTRE les listes « Ensemble pour l’université de Franche-Comté » pour qui le sens du mot ensemble ne doit pas avoir été vraiment compris comme moi je l’entends.
Pour mémoire, je rappelle le récent manquement de monsieur QUEUTTARD (le doyen de ma fac), couvert par monsieur LEDUC (le président de mon université) en matière de gouvernance :
"Dans le cadre de la campagne d’emploi de la section pharmacie il a été démocratiquement voté par le collège des enseignants de pharmacie une liste hiérarchisée de postes demandés en redéploiement, renouvellement ou en création selon les besoins pédagogiques, scientifiques et prenant en compte les carrières des uns et des autres au sein de la section pharmacie de notre faculté.
Ce choix, collégial, a été validé par un vote du conseil de la faculté, puis par un vote du Conseil d’administration de l’université.
Nous avons eu l’extrême surprise, lors de la publication des postes, de découvrir que le poste de Professeur de Biologie Cellulaire que nous avions demandé en redéploiement avait été remplacé par un poste demandé lui en création, donc en position subalterne.
Après enquête, il apparait qu’au mois de janvier 2008, monsieur Queuttard, sachant du ministère qu’il n’y aurait pas de création, a fait demander par mèl à madame BM de remplacer le poste de Professeur de Biologie Cellulaire que nous avons collégialement demandé par un autre. Cela sans en référer au collège des enseignants de pharmacie, ni à l’assesseur de pharmacie, Hugues LeConquérant. Il semble qu’interrogé par madame BM, quelque peu surprise du procédé, monsieur LeDuc ait répondu que c’était une affaire interne à la faculté de médecine et de pharmacie qui donc ne le concernait pas."
Bien cordialement,"
* CME : Commission Médicale d'Établissement. En gros, c'est l'instance du pouvoir médical au sein d'un établissement hospitalier. Un CHU est un Centre Hospitalier Universitaire. C'est à dire un centre hospitalier lié par une convention à une université. Une partie des médecins et pharmaciens de ces structures hospitalières ont un statut dérogatoire de la fonction publique car il ont un double emplois. Ils sont universitaires et praticiens hospitaliers (avec les deux payes bien sûr).
J'ai bien sûr changer les noms. Quoique ... les ceux et celles de chez moi qui me lisent risque de rigoler ...
Ce mèl est le dernier d'une série de trois. Le premier est lisible chez Cyp, mais en partie reproduit dans le dernier ici présent ... :-)
A bientôt ...

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samedi, 22 mars 2008
Printemps qui rit, printemps qui pleure ...


Je ne sais pas si les blondes comptent pour des prunes, mais mon prunus est subitement devenu bien pâle.
Alors que nous n'avons eu de la neige qu'une seule fois cet hiver, ne voilà-t-il pas qu'elle se décide à nous rendre visite en ces premiers jours de printemps.
« Ha, ma bonne dame, mon bon monsieur, il n'y a plus de climat. ils nous dérèglent toute la planète avec leurs usines et leurs pollutions »
Bon allez, je ne vais pas vous la jouer "braves gens" du village du coin. Hé oui, le climat est un objet instable, au comportement parfois un peu aléatoire. Pas de quoi crier au loup pour quelques flocons.
Et puis n'est-ce pas là un reflet des âmes, tantôt riantes tantôt chagrines.

A propos d'âmes, elles ont parfois bien du mal à se comprendre.
D'un fil tendu par celle-ci, d'un fil proposé, d'un fil offert, fil fragile, fil ténu, celle-là voit un lasso tentant de l'emprisonner, une corde solide, une corde rugueuse. Et pourtant un fil d'or les relie ces deux âmes, à peine visible, tout juste perceptible. Un fil d'or dont les atomes se sont assemblés au fil du temps. Un autre fil celui-là, capable de nouer ou de dénouer les fils d'or des âmes.
Mais ainsi va la vie des petits choses insignifiants sur le grand chemin du dérisoire ...


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vendredi, 21 mars 2008
Réponse à David Vincent ...

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lundi, 17 mars 2008
Le petit bijou de technologie





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mercredi, 12 mars 2008
Printemps à petits pas ...


De ma super bulle à coussin d'air, spéciale amortisseur des choses de la vie, malgré un relatif silence de ma part, je n'en observe pas moins, de temps à autres, les insignifiantes turpitudes de notre petit monde local et planétaire.
De temps à autres, seulement, car travailler, un peu, il faut bien. Et c'est la saison des corrections de copies de concours, avec ses parties de rigolade, enfin, de rire jaune quand même, quand 15% de vos étudiants vous disent, sans sourciller, que le sang circule dans vos artères à 888 m/s (environ 3200 Km/h) ou encore , pour l'un d'entre eux, qu'un battement du cœur dure 300 s (soit 5 mn). Quelques conférences, aussi, pour nos anciens, dans le cadre de l'université ouverte, où je leur parles de radioactivité, de médecine nucléaire, d'optique ou de vision.

Et puis, je n'en ai glissé qu'un mot, dans un commentaire, je prépare un voyage en Nouvelle-Calédonie. Je pars cinq semaines, du 3 avril au 9 mai. deux semaines pro. Et trois semaines pour moi. Pour voir. Ceux qui ont lu l'heure éternelle savent que la Nouvelle-Calédonie est une option. Pas un certain. Mais un possible. Alors je vais voir. Voir à quoi ça ressemble. Voir si c'est un lieu pour moi ... Et au passage, voir si c'est un endroit où je peux avoir un job, en attendant de ne plus avoir besoin d'un job ...
Coté fac, notre imbécile de doyen, s'est encore lancé dans une magouille stupide. Résultat, un recours devant le tribunal administratif en préparation, et prochainement une réouverture de mon blog professionnel que j'avais fermé l'été dernier. C'est ma collègue, l'amie, avec qui je suis partie au Kamtchatka, qui est victime de l'entourloupe.
Pour le reste de l'actualité, et bien j'ai décidé, cette année, de ne pas voter. Je manifeste ainsi mon sentiment au regard des dernières élections. Face à la futilité et à la bétise, je choisi l'indiférence. Enfin, une indiférence relative tout de même ...



Je me suis offert, un nouvel appareil photo dont vous avez là les premières productions en avant première, ainsi qu'un petit bijou technologique ... Mais ça, je vous en parlerai une prochaine fois ... :-)
PS [ Pour Pascal, si tu passes par là, tu vois, sur la dernière photo, dans le coins inférieur gauche, j'ai suivi tes conseils. Aux pieds de mes framboisiers, j'ai mis une couche de composte, puis une couche d'herbes coupées dans le champ d'à coté ... ;-) ]
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samedi, 16 février 2008
Déconstruction (1).

Je vous ai conté mon histoire de famille, enfin une partie, s'entend, ainsi que son épilogue. En fait, il serait plus juste de dire qu'il s'agissait de l'épilogue d'un premier acte, celui de l'émancipation de votre narrateur vis à vis de son père.
Le bonhomme ayant cassé sa pipe, et aujourd'hui, presque un an plus tard, ne sachant toujours pas s'il a été enterré ou incinéré, ni où peuvent être les quelques restes qui peut-être subsistent encore de ce qui fut sa personne, nous abordons la partie suivante de l'histoire. Le deuxième acte en quelque sorte de cette histoire de famille, à savoir, la succession du bonhomme.
Ouverture de la succession donc.
J'avais évoqué, dans le petit livret en ligne, la manipulation de l'homme pour déposséder sa première épouse, ma mère, des biens communs à l'époque de leur divorce, et ses enfants du premier lit, dont moi, de son patrimoine, par la suite. Et bien, après longues réflections, je ne saurais dire si l'on peut parler de mures réflections, j'ai donc décidé de déconstruire ce que mon cher père avait patiemment élaboré à l'encontre de ma fratrie.
Il s'agit là, essentiellement d'une démarche à caractère symbolique dont les fondements sont surtout psychologiques. Son aspect pécuniaire, réel et présent, est avant tout porteur de la représentation que mon père y a mis lui-même. C'est par l'argent, qu'il s'est vengé de ma mère, de façon directe en la privant de l'essentiel de sa part des biens communs lors de leur séparation, puis indirectement en écartant autant que faire ce peut, les enfants de son premier lit de son patrimoine. C'est donc par l'argent, que j'entreprends, symboliquement, de déconstruire ce qu'il a construit.
La donation, à l'origine du psychodrame, et qui vous vaut de lire aujourd'hui cette histoire, entreprise par mon père en 2004, avait pour objet de parachever ante mortem son œuvre de vengeance à l'égard de sa première épouse. Mais la couleuvre n'est pas passée. Le bonhomme vieillissant, avait perdu une grande part de son habileté manipulatrice. Et il a mal calibré le diamètre de la couleuvre.
Ayant perdu son procès contre moi pour récupérer l'argent de la donation, il a alors tenté d'imaginer d'autres choses.
A l'ouverture de la succession par le notaire de son épouse, ne voilà-t-il pas qu'il s'avère que non seulement le bonhomme n'a pas un sous sur aucun compte, mais qu'en plus il est couvert de dettes à l'égard de son épouse et de leur plus jeune fils, environ 20 000 €. En 2004, au moment de la donation, il y avait 20 000 € que ma sœur a refusé de prendre. Ce sont donc 40 000 € qui se sont évaporés. Curieusement, quand j'ai demandé à quoi avait servi cet argent, refus de répondre de l'épouse de mon père. Pour tout dire, la ficèle est grosse. Mon jeune demi-frère est un peu dobot, comme on dit par chez moi. Mon père a donc compté sur le fait que l'on oserait pas contester de l'argent à ce jeune demi-frère en raison de son état. Il faut savoir, que ce dernier a néanmoins un métier, celui d'ouvrier jardinier, que même si l'on est là assez éloigné des canons sociaux familiaux, il est autonome, s'assume parfaitement et ne risque donc pas particulièrement de se trouver démunis dans l'avenir. Il y aura toujours des gens aisés, surtout sur la cote d'azur ou il vit, ayant besoins de services de jardiniers.
Reste un appartement, impossible à dissimuler lui. Celui, qui évalué à 40% de sa valeur dans le projet de donation à mis le feu aux poudres. C'est cette évaluation à 40% non assumée qui avait été la couleuvre indigeste. Là, dans l'ouverture de la succession par le notaire, il reste encore sous évalué par l'épouse de mon père, environ 75 % de sa valeur.
En fait, si on compte bien, les évaluations et les dettes sont calibrées pour qu'avec la donation pécuniaire de 2004, mon frère et moi ne récupérions rien d'autre. C'est presque risible de grossièreté. Mon père nous avait habitué à mieux en matière de finesse manipulatrice.
Pour couronner le tout, j'ai découvert que le vieux bonhomme s'était fendu lui aussi d'un petit livret, une histoire de famille vue avec son regard. Il l'a rédigé en réponse à mon propre livret, dont il a pris connaissance dans le cadre de son procès contre moi puisque je l'avais versé comme élément au dossier.
Mais il y a deux différences de taille entre son écrit et le mien. Si je vous l'ai livré ici, sous anonymat, et avec une diffusion restreinte, lui a fait éditer le sien, sous son nom, et donc le mien ... C'est la première différence. La seconde, c'est que lui ment de façon éhonté dans son écrit. Tous ce que moi j'ai écrit, ainsi que ses mensonges, sont vérifiables sans difficulté. Son écrit est un pathétique pamphlet calomnieux à mon égard. Et j'y suis parfaitement identifiable. J'ai donc obtenu de son éditeur le retrait de ce livre dont la diffusion n'avait pas encore commencé.
Bref, ces ultimes manœuvres, le comportement de son épouse et de ses enfants à mon égard au moment de sa mort, m'ont décidé à franchir le cap et à passer à l'acte, comme on dit. J'ai donc entrepris avec l'aide de mon notaire et de mon avocat des recherches pour reconstituer, pièces juridiques à l'appui, l'histoire patrimoniale de mes parents puis de mon père. Je dois dire que mes découvertes ont été fortes intéressantes.
Je vais donc demander un ouverture judiciaire de la succession, histoire de remettre d'équerre un certain nombre de choses. L'acte d'assignation est prêt. Je vais proposer une négociation à l'épouse de mon père et ses enfants. Et on verra comment les choses évoluent.
Mais pour l'instant, j'interromprai là mon récit. Je vous raconterai la suite quand l'affaire sera plus engagée si c'est la voie judiciaire qui prend le pas, ou quand elle sera close si la voie de la raison et de la négociation prime ...

13:50 Publié dans Histoire de Famille | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
mercredi, 06 février 2008
Des chiffres et des lettres ...

"a quelle altitude vie un chien de prairie"
Voilà l'unique phrase, qui à travers un moteur de recherche, aurait conduit à ce blog en ce début de mois ...
Les statistiques du blog n'indiquent ni le moteur, ni le point d'atterrissage, c'est dommage. C'est probablement le mot "vie" qui aura guidé jusque là un inconnu curieux des chiens de prairie.
On voit là la difficulté à construire un algorithme de recherche et les limites des moteurs. Tous le problème est d'extraire le sens d'une phrase, d'indexer sur ce sens et enfin de faire une recherche sur ce sens. Tout ceci souligne la faiblesse des mots, qui tout comme les chiffres, n'ont qu'une signification très limitée pris isolément.
Ces considérations me permettent d'en venir à ce qui me titille depuis hier soir et dont j'ai envie de parler ici.
C dans l'air est une émission quotidienne de débat sur des questions de politique et de société de France 5 que je regarde assez régulièrement. Elle est en général animée par Yves CALVI, un journaliste honnête dont l'opinion transparait, mais qui anime avec rigueur et respect des débats contradictoires parfois animés entre ses invités.
Je n'en dirai pas autant de son remplaçant occasionnel qui allie stupidité dans ses questions et rigueur intellectuelle douteuse en ce qu'il repose inlassablement la même question aux invités tant qu'il n'a pas la réponse qu'il attend. Et quand on lui fait remarquer que la réponse a déjà été donné, il se pose, avec un certain mépris pour les invités, en porte parole du peuple téléspectateur, ce qu'il n'est assurément pas. Ce mec devrait être viré. Là je ne comprend pas CALVI.
Mais là n'est pas l'essentiel de ce qui m'interpelle. L'objet de mon ire, car c'est bien de cela dont il s'agit, par le fait, est l'un des invités réguliers de CALVI. Selon la nature des sujets traités, il y a un petit groupe de personnalités qui reviennent avec une certaine régularité. Ils sont de bords et de tendances diverses, assurant ainsi un équilibre certain dans l'expression des analyses et des opinions. Le bon vieux balancement cher à Science-Po, mais qui en matière de journalisme et d'information analysée a tout son sens.
Parmi ces invités réguliers, donc, il en est un dont je ne comprends toujours pas la présence sur le plateau de CALVI. Il s'agit du gangster intellectuel Jacque Marseille. Ce type est d'une malhonnêteté intellectuelle rare. Et j'en reviens à l'introduction de ce billet, la spécialité de cette crapule universitaire, et oui, il est un de mes collègues, est donc de sortir des chiffres et des études de leur contexte pour étayer des positions qui ne relèvent pas de l'analyse, ni de la compréhension des phénomènes, mais du dogmatisme le plus pure. Un dogmatisme opposé à celui de Staline, mais identique dans sa forme et son expression. Pour un universitaire, ce type de comportement est grave.
En effet, présenté comme tel, il est d'amblé, pour le téléspectateur peu averti, crédité d'une aura et d'une autorité intellectuelle. Comme ce n'est pas un imbécile, il tient des propos parfois simplistes, mais qui semblent relever du bon sens, étayés par des chiffres très parlant et parfaitement illustratifs du propos. Sauf que ... Sauf que dans tous les cas, les données chiffrées sont extraites d'études qui n'ont aucun, ou qu'un lointain rapport avec le propos illustré, qu'il établit des comparaisons, notamment entre pays, mais hors contexte, et sur des données brutes sans significations directes, dès lors qu'elles sont extraites de leurs conditions d'environnements.
Quelques exemples.
Une des obsessions de ce stalinien de droite, c'est le niveau de la dépense publique. L'opinion en tant que telle peut se discuter, mais est parfaitement légitime et respectable. Le problème économique, aujourd'hui en France, n'est pas le niveau de la dépense, qui est une question de choix politique, mais le déséquilibre du budget de fonctionnement, qui lui reporte indument les dépenses d'aujourd'hui sur les contribuables de demain.
Et bien le malhonnête Jacques Marseille va dénoncer le niveau de la dépense en mélangeant les torchons et les serviettes (Choix politiques, et dysfonctionnement de l'état). Il dira la France a (j'ignore les chiffres exactes) 48 % de prélèvements obligatoires (impôts plus charges sociales) l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie 42%, et de vilipender la France. Sauf que, la France à une dépense militaire que n'ont ni l'Allemagne ni l'Italie et qui est au service de l'Europe. Sauf que dans la part du PIB des Anglais consacrée aux dépenses de santés, une partie significative relève de l'assurance privée (et n'apparait donc pas comme un prélèvement obligatoire), avec comme conséquence une forte disparité dans l'accès au soins, et tous ça pour une dépense de santé globalement comparable à celle de la France, et sauf qu'en France, tous le monde a accès au soins et aux soins lourds en particulier. Il rend ce pourcentage de prélèvement responsable de nos supposées difficultés économiques sans expliquer en quoi nous avons des difficultés économiques ni en quoi c'est le niveau des prélèvements qui est en cause. Tout cela, bien sûr, en omettant de citer des pays comme la Suède qui avec un taux de prélèvements supérieur à 50 % se porte, économiquement, comme un charme ...
En clair, il part d'un vrai problème, le déficit budgétaire chronique en l'occurrence, pour dire ensuite des choses de nature politique mais qui n'ont rien à voir avec le problème en question, en étayant son propos par des données dont il déforme la signification. Moi, j'appelle cela de l'escroquerie.
Il n'est pas une intervention de ce scélérat où je ne relève pas une manipulation des chiffres de cette nature. Et donc, la présence itérative de cette vermine universitaire sur le plateau de CALVI est pour moi un véritable mystère.
La communication est parfois difficile, voir hasardeuse, de part l'imprécision des mots. On peut jouer de leur ambigüité, je le fais, souvent ici, dans une sorte de jeux intellectuel, avec les lecteurs qui veulent s'y prêter.
Mais certains, comme cet ignoble Jacques Marseille, utilisent sciemment l'imperfection de notre système langagier pour orienter de façon fallacieuse l'opinion de leur concitoyens, préférant la manipulation intellectuelle à la démonstration argumentée.

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dimanche, 13 janvier 2008
Du coté des babouins ...

Le spectacle des singes en rut qui s'écharpent aux sommets des pyramides sociétales me laisse assez perplexe. Je balance entre amusement, désolation et indifférence.
Il y a incontestablement du grand guignol dans un "Carla et moi c'est du sérieux" après un voyage en Égypte et en Jordanie dont l'organisation et la retransmission aurait sans conteste reçu l'approbation du Roy Soleil s'il avait eu l'opportunité d'en bénéficier et si peu de temps après un divorce.
Quand on sait la chasse aux pauvres et aux démunis, organiser par ces babouins dominants, sans tambours ni trompettes, la souffrance d'êtres qui va avec, et quand on voit 53% de gens d'un pays confier la destiné des 47 % restant à des primates si peu évolués, l'air du temps peu sembler bien tristounet.
Alors, soi, face à tout ce peu ? Et bien, l'évasion est plurielle.

Pour rester dans l'actualité du moment, je me suis plongé dans une Galactic Civilization [d'où ma relative absence des quinze derniers jours :-)]. C'est moins intellectuel qu'Edgar Morin, mais aussi politiquement beaucoup moins dangereux pour mes contemporains ...
Je n'ai cependant pas totalement déserté la toile, jetant un œil par-ci par-là. C'est ainsi, que je me suis laissé aller à intervenir sur une question très futile en apparence, l'amour, et au-delà, le rapport à l'autre. Il ne faut pas croire, nombre de sujets traités avec légereté ou frivolité, cachent des questionnements qui ne sont pas toujours sans un certain intérêt.

Et puis j'ai lu ça aussi : L’origine de l’inflation cosmique . Et ça, et bien, ça tend à rendre indifférent à tout le reste. Je ne m'intéresse à la cosmogonie que de loin en loin. Mais il n'y a rien de telle, pour moi, pour remettre beaucoup de choses en perspectives. Quelques questions sur l'univers et le champ du dérisoire devient infini, englobant toutes les souffrances, celles des autres comme les siennes. Je n'ai pas tout intégré, mais la théorie des cordes me plait bien. Ce sont des petits objets à une dimension, constituant de base du tout. L'aboutissement en serait une chose à neuf dimensions. Et notre univers, à trois dimensions, en serait un sous-bidule. Il y a juste un truc qui me chagrine, dans l'article ils parlent du temps comme d'une dimension particulière. Pour moi, le temps est une dimension à part entière de notre univers qui n'est donc pas à trois, mais à quatre dimensions.

Bref, dans ce grand bal cosmogonique, nos babouins gouvernementaux, comme nos âmes, sont finalement d'assez infinitésimales insignifiances. ;-)



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jeudi, 10 janvier 2008
Ballade au pays de l'ailleurs.

Parce que quelques amiEs ont eu la gentillesse de s'inquiéter de mon silence électronique depuis quelques jours, juste un coucou pour leur dire « ça va ... », et que bientôt je reviendrai de l'ailleurs où je me ballade ...
D'ailleurs, l'une d'eux, Petite Souris Kanak, m'a presque identifié sur la photo ci-dessous ...

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dimanche, 30 décembre 2007
Rapprochement éloigné.

"Il marche toujours. Son baluchon posé quelques instant pour reprendre un peu son souffle, à nouveau sur l'épaule, il a recommencé à mettre un pied devant l'autre. Chaque pas, l'éloigne un peu plus, tout en le rapprochant.
Bientôt, face à une croisée de chemin, il lui faudra prendre une direction. Il sait qu'il lui faudra suivre un des sentiers qui se présenteront à lui. Il croit savoir quelles seront ces sentes. Il ignore, ou veut croire qu'il ignore, encore quelle ce sera.
On lui a dit, on lui dit, qu'avec le temps, la vrille qu'enserre son sein s'estompera. Il n'en est rien. Deux ans, trois ans, qu'il marche ainsi. La colère a disparue. De ressentiment il n'est plus. Juste une pointe incandescente, enveloppée de tristesse, habite son cœur."

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jeudi, 27 décembre 2007
Irrationalité.

L'irrationnel est défini comme ce qui échappe au raisonnement logique.
Moi, j'ai envie de dire que l'irrationnel, n'est pas si illogique que ça. Beaucoup de gens, moi entre autre, ont plus peur de l'avion que de la voiture. On risque pourtant beaucoup plus de mourir en prenant sa voiture chaque matin, qu'en montant dans un avion.
La peur est une émotion destinée à assurer notre survie. En voiture, nous sommes conscient du risque d'accident. Mais dans un accident de la route, la probabilité de survie est forte. En avion, en cas d'accident, la probabilité de survie est quasi nulle. La probabilité infiniment plus faible, d'avoir un accident en avion qu'en voiture n'y fait rien, la certitude de mourir en cas d'accident déclenche les flux de neuromédiateurs et d'hormones responsables de la peur. Notre irrationalité a donc une explication extrêmement logique ...


Dans un autre registre, alors que je suis un athée pur et dur, je fais tout les ans un sapin de Noël, avec une crèche. Et alors que cet évenement est devenu pour moi un moment douloureux, par tout ce qui lui est attaché, je persiste à le marquer d'un sapin et d'une chèche, dans la plus totale des irrationalités ...

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mardi, 25 décembre 2007
L'écologie, une pratique, pas un combat ...




